The american gods pdf

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Sa diffusion a commencé en avril 2017. En sortant de prison, Ombre apprend la mort de sa femme et de son the american gods pdf ami dans un accident de voiture.

Le site web est finalement devenu le site officiel de Neil Gaiman. Ombre à travers une grande partie du territoire américain. Le périple géographique d’Ombre est doublé d’une quête de l’identité, d’un travail d’introspection sur son propre passé et d’une longue réflexion sur l’Amérique contemporaine. Neil Gaiman a deux caractéristiques principales : l’usage d’un niveau de langue très familier, voire ordurier, et l’utilisation quasi systématique des noms des marques commerciales à la place des noms communs. L’Amérique apparaît comme une contrée sauvage et indomptable, que Neil Gaiman représente souvent sous les traits de l’Homme-Bison dans les rêves de son héros, Ombre.

Le lent effacement symbolique des dieux des origines stigmatise également une société américaine qui a depuis longtemps rompu avec ses racines multi-ethniques extérieures pour fonder une nouvelle société, unique en son genre et culturellement émancipée. Quelle que soit leur origine, les dieux hindous, égyptiens, slaves, germaniques, celtiques ou amérindiens vivent pour la plupart dans un monde glauque et dépravé, usant d’un langage courant pour le moins vulgaire et menant des vies souvent dissolues. Whiskey Jack est devenu un vieil ermite alcoolique. Du panthéon céleste de leurs origines ne reste plus qu’un monde sub-urbain aux allures de « cour des miracles ». Wotan déflore de jeunes vierges au cours de ses voyages, la reine de Saba cannibalise ses clients dans un fantasme d’adoration, Czernobog sacrifie symboliquement des bœufs en les tuant à coups de masse dans un abattoir, Anubis et Thot, dieux des morts, s’occupent des corps de défunts, enfin, Hinzelmann, le kobold, sacrifie chaque année un enfant, prenant ainsi le statut tout à fait moderne de tueur en série. Dans l’Amérique post-moderne que décrit l’auteur britannique, les sacrifices humains ou les dépôts de nourriture votive dédiés aux anciens dieux ont été depuis longtemps remplacés par des sacrifices symboliques et immatériels : sacrifice du temps devant son téléviseur ou sacrifice d’argent dans les casinos. L’électronique et l’informatique modernes ont damé le pion à la magie ancestrale qui faisait communiquer le monde humain avec le monde des forces invisibles.

Le monde contemporain n’est plus en mesure de payer le prix exorbitant des sacrifices humains que réclamaient les anciens dieux. Le monde contemporain n’adore plus que la technologie et les biens matériels. Le livre comme support culturel, en revanche, apparaît de manière plus ambiguë. Neil Gaiman accumule les références musicales en tous genres. Neil Gaiman cite des œuvres tirées de l’histoire musicale américaine qui servent de références culturelles aux personnages du roman et de commentaires à différentes scènes du roman. Why can’t he be you ?

Who Loves the Sun ? Au Diable Vauvert, 2002, « Remerciements », p. Vous pouvez modifier cette page ! Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 11 décembre 2017 à 20:19. Licence Creative Commons Attribution – partage dans les mêmes conditions 3.